02 avril 2017 ~ 0 Commentaire

Prédication sur Ag 2.1-9 et 1 P 2.4-5

Nous sommes au 6è siècle avant JC. La révélation de Dieu au prophète Aggée date précisément du 17 octobre 520. Dans cette révélation, Dieu aborde plusieurs thématiques à savoir d’abord le thème de l’appel, du courage, de sa présence et enfin de sa gloire.

Le thème de l’appel tout d’abord. Dieu est un Dieu qui fait des choix et il ne se prive pas de choisir des hommes et des femmes tout au long de l’histoire humaine et une fois qu’il a fait son choix il le met en œuvre par l’appel. Par exemple il a choisi et appelé les patriarches d’Israël, il a choisi et appelé son peuple qu’il s’est mis à part pour le glorifier. Le peuple d’Israël a été plus ou moins fidèle et parfois franchement infidèle à son Dieu aussi Dieu a puni son peuple par l’exil à Babylone et c’est en terre babylonienne que le prophète Aggée reçoit l’appel à reconstruire le temple. Or les juifs étaient confortablement installés en Babylonie et ils n’étaient guère intéressés de retourner dans leur pays d’origine qui était bien moins prospère et confortable. Cet appel sonne comme un ordre peu intéressant pour la vie quotidienne des juifs. En effet, reconstruire un temple en terre lointaine et économiquement pauvre n’est pas propre à motiver le peuple élu. Comme on le voit ici, l’appel de Dieu n’est pas toujours très motivant, il demande de se décentrer de soi-même pour faire de la place à Dieu dans notre for intérieur, ainsi l’appel de Dieu est un appel de conversion où l’on doit faire un demi-tour ou au moins à faire un léger mouvement pour se réorienter davantage vers l’essentiel de la vie à savoir la vie pour Dieu, la vie pour se consacrer à lui, pour le remercier, pour lui donner notre argent, notre temps, nos pensées, nos projets. Ainsi, l’appel de Dieu dans nos vies devrait nous réjouir et nous motiver pour un Dieu qui se soucie de nous, qui pense à nous et qui agit pour nous pour pourvoir à nombre de nos besoins. Mais Dieu est le tout-autre, il est l’autrui par excellence à savoir qu’il nous décentre foncièrement de nous-mêmes les humains si enclins au nombrilisme, à l’égoïsme, à l’égocentrisme avec notre moi parfois hypertrophié, un moi je, un moi un peu le centre de l’univers qui se voudrait l’égal de Dieu tout-puissant. N’avons-nous pas un peu tendance au repli sur nous-mêmes ? Eh bien Dieu sait se rappeler à nous et par là-même nous rappeler que nous sommes ses créatures et que nous dépendons de lui pour vivre, pour respirer l’air que Dieu a créé dans sa sagesse.

Ensuite on a le thème du courage. Dieu invite au courage tout son peuple du sommet à la base. Il invite son peuple à se mettre à l’oeuvre. En effet, il en faut du courage pour quitter un pays confortable pour s’en aller vers un pays moins intéressant au plan économique. Il en est donc de l’appel de Dieu comme d’un certain dépouillement, comme le Christ qui s’est dépouillé de sa gloire divine pour revêtir une humble humanité, une humanité pleine de courage pour vivre au jour le jour, pour gagner sa vie et pour s’engager dans un ministère public en proie au rejet parfois et à la mort que l’on connaît, une mort qui a demandé à Jésus de redoubler d’efforts sur lui-même pour l’affronter en toute impeccabilité, sans aucune haine mais au contraire dans un élan de don de lui-même et de pardon pour toutes les injustices subies.

Ensuite on a le thème de la présence divine, une présence pneumatique de pneuma en grec qui signifie Esprit avec un e majuscule au sens de Saint-Esprit. Déjà avant la pentecôte, Dieu est présent par son Esprit, la troisième personne de Dieu est spécialement au milieu de son peuple. Ainsi, a fortiori nous qui sommes des croyants post pentecôte quand nous nous réunissons, l’Esprit est au milieu de nous, il nous cimente, il est le lien entre nous, il représente le Christ au milieu de nous car l’Esprit est le vicaire, le remplaçant provisoire, le substitut du Christ. Nous avons donc un consolateur, un fortificateur, un sanctificateur, quelqu’un qui prie au travers de nous c’est l’Esprit-Saint. C’est par l’Esprit que nous pouvons être inspirés comme il faut dans notre vie pour être des ferments de paix, pour savoir demander pardon, pour nous engager, pour être persévérants et fidèles, pour savoir faire preuve de tact et de délicatesse en famille, en Église et dans le monde. Ainsi l’Esprit est au milieu de nous en tant qu’il est omniprésent mais il est aussi en nous pour nous soutenir, nous guider et nous donner du discernement.

Enfin il y a la gloire de Dieu, cette gloire associée au temple qui a été détruit en 587 soit 67 ans avant la révélation de Dieu a Aggée, celle qui nous préoccupe du moins car il y en a eu plusieurs. Nous parlons donc de la gloire de Dieu or Dieu est le glorieux par excellence, il possède tous les corps de métiers dans sa main et dans sa tête, il est le plus grand physicien, métaphysicien, mathématicien, logicien, logisticien, poète, historien, chroniqueur, romancier, linguiste, cuisinier, bref tout ce que vous voudrez et on pourrait dire à son propos, j’en ai rêvé, Dieu l’a fait ! Et même nos rêves les plus beaux, il les dépasse dans sa gloire. En effet, dans sa transcendance, Dieu a créé la nature qui est quelque peu le reflet de sa glorieuse personne. Qui n’a jamais été émerveillé par la lune, les étoiles ou un beau coucher de soleil ? Qui n’a jamais été émerveillé par l’infiniment petit et l’infiniment grand ? Ainsi, la création reflète son créateur, une création impressionnante qui reflète la gloire de Dieu le génial inventeur de l’univers, de la terre avec son équilibre unique pour acceuillir en son sein l’homme et la femme, les êtres humains si nombreux et pourtant uniques en leur personne. Dieu est le génie des génies : Bach, Mozart, Beethoven, Elvis, Jean-Jacques Goldmann, Michael Jackson, Louis XIV, Napoléon le fin stratège et grand homme d’État, Einstein et bien d’autres grands hommes, il les surpasse tous, à lui seul il les dépasse tous car il est le seul Dieu grand et transcendant qui surpasse tous les génies mais qui associe son génie à celui de l’homme car il est tellement généreux qu’il accorde des dons et des talents à beaucoup d’entre nous.

Ainsi, nous sommes associés à la gloire de Dieu en tant que pierres vivantes qui forment ensemble un temple, un peuple de sacrificateurs, de prêtres qui lui offrent des sacrifices spirituels par l’édification et l’adoration de notre Dieu de gloire qui surpasse toute intelligence, qui surpasse tous les génies et les plus grands hommes. En Jésus-Christ, Dieu est aussi l’homme simple né dans une humble étable, qui était devenu entrepreneur en bâtiment. Ainsi nous avons un Dieu qui recouvre toutes les dimensions de la sagesse humaine et de la vertu, de la simplicité relationnelle, de la proximité relationnelle aussi. Ainsi, notre Dieu est complet, à la fois intellectuel et transcendant parce qu’il nous dépasse mais aussi manuel et immanent parce qu’il est accessible, à la fois tout-autre et si semblable à nous. En Jésus, Dieu s’est mis à part un peuple de pécheurs rachetés du mal, un peuple qui échappe à la perdition de l’enfer éternel, un peuple choisi pour le vénérer, le louer, le louanger, l’adorer, lui vouer un culte en Esprit et en vérité, un peuple associé à sa gloire une gloire qui sera manifestée dans toute sa splendeur pour l’éternité à venir.

En conclusion, nous avons un Dieu qui nous appelle à un destin hors du commun, un destin où nous sommes appelés à vivre dans le rayonnement de la gloire de notre Dieu lorsque d’une part nous serons toutes et tous réunis dans les nouveaux cieux et la nouvelle terre avec les anges et d’autre part déjà ici-bas sur cette bonne vieille planète en guise de préliminaire au paradis.

Comme le disaient les réformateurs, SOLI DEO GLORIA, à Dieu seul soit toute la gloire.

Amen.

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